Biographie illustrée...

Biographie illustrée...
Dès 94, il se remet à écrire des chansons et enregistre cette fois, chez lui. L'album "A la Belle de mai", du nom d'un très ancien quartier marseillais est un hommage poétique à la cité phocéenne. Renaud privilégie les coups de coeur plutôt que les coups de sang : il chante son admiration pour Ernesto Che Guevarra, Zapata ou Pancho Villa. Il évoque toujours l'enfance avec beaucoup de tendresse : "C'est quand qu'on va où ?" ou "Le Sirop de la rue". Environ 500.000 exemplaires sont vendus. Même si le chanteur vend moins qu'auparavant, il reste une valeur sûre de la chanson française. En mai 95, Renaud s'installe tout le mois de mai à la Mutualité.
Imprégné de l'oeuvre de Georges Brassens dés son plus jeune âge, il décide, la quarantaine passée, d'enregistrer vingt trois chansons de l'artiste disparu. "Je suis un voyou" ou "Le Gorille" sont entre autres, les chansons que Renaud souhaite faire connaître aux plus jeunes.


A LA BELLE DE MAI

Quand il est arrivé
A la Belle de Mai
Y connaissait dégun
Le parisien,
Qu'es aco ce fadòli
Avéses yeux de gòbi ?
A dit tout le quartier
Qui l'espinchait

Y fait le fier ce pébronnasse !
Oh, Bonne Mère, qué counas !
L'est pas de la Marsiale
C'est un con à la voile
On va lui esquicher
Le bout du nez

Premier jour au bistrot
L'a payé l'apéro
A tous ces enfévés
Pas rancunier !
Y se sont empégués
Jusqu'à la nuit tombée
A la santé peuchère
De l'estranger

Y fait le fier parc'qu'il est riche
Oh, Bonne Mère, qué stoquefiche!
C'est un vrai rompe-figue
Dis, il est de Martigues ?
Qu'est-c'qu'on peut s'en séguer
De ses lovés !

Le lendemain le cacou
Se promenait partout
Avè sa fiancée
Comme un trophée
C'était un belle nine
Au long cou de galine
L'avait dû la furer
Au poulailler

Y fait le fier le parigot !
Oh, Bonne mère, qué cafalo !
Vé, elle a le cul presque
Comme la porte d'aix !
Va caguer à Endoume,
Oh, fangoule !

Un jour, à des nistons
Qui jouaient au ballon
Il dit : "Oh, les minots !
Y a du boulot !
pour remporter le match
Faut se lever le maffre,
Et allez ! Bouleguez
Les bras-cassés ! "

Y fait le fier, fatche de con !
Mets-y peuchère un pastisson !
Et qu'il aille au Vieux Port
Faire ses estrambords
Peut même s'y néguer
L'estranger !
La caraque était née
Avé la crépine
Son équipe a brillé
A été digne !
Avé le cul, ma foi,
Un peu bordé déanchois
L'a fait des Phocéens
Européens

Y fait le fier et y parade
La Cannebière elle le bade !
Mais il nous casse aussi
Un peu les alibòfi
Car si on a la Coupe,
Il l'a aussi !

Après cette aventure
L'est devenu madur
L'a voulu remplacé
Le député !
Il est bon, ce jobastre,
Pour le 54 !
Y va se retrouver
A Montfavet !

Y fait le fier et y voudrait
Oh, Bonne Mère, nous escaner !
R'tourne à la capitale
Ou bien au pégal !
Ou au PSG
Chez les papés !

A la belle de Mai,
Aux Goudes et au Panier,
Il a salut dégun
Le Parisien
Quand il est remonté
Dedans son TGV
Avé sa fiancée
Et ses lovés !

Y fait le fier, ce pebronnasse !
Oh, Bonne Mère, c'est une estrasse !
Méfi ! Les trains s'arrêtent
Quelques fois aux Baumettes
Aprés un pénéquet
A l'Evêché !

Ecoute ma quique belle,
Cette histoire c'est celle
D'un fada, d'une brêle,
D'une bordille
Qui savait pas qu'ici
On aime les bandits,
Qu'on donne l'amitié
Aux estrangers

Mais si y sont fiers comme le pape
Oh, Bonne Mère, allez, escape !
Fais du bien à Bertrand
Il te le rend en caguant !
Donne lui le ballon
De nos nistons,
Dès qu'il sera champion
Il voudra, ce pébron,
Remplacer le Gaston !
Ça pas question, fatche de con !!!

C'EST QUAND QU'ON VA OU?

Je m'suis chopé 500 lignes :
"Je n'dois pas parler en classe"
Ras l'bol de la discipline !
Y'en a marre c'est digoulasse !
C'est même pas moi qui parlais,
Moi j'répondais à Arthur
Qui m'demandait, en anglais,
Comment s'écrit No Future

Si on est punis pour ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

C'est quand même un peu galère
D'aller chaque jour au chagrin
Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre
Qui vont pointer chez "fous-rien"
'vec les d'voirs à la maison
J'fais ma s'maine de soixante heures,
Non seul'ment pour pas un rond
Mais en plus pour finir chômeur!

Veulent me gaver comme une oie
'vec des matières indigestes,
J'aurais oublié tout ça
Quand j'aurai appris tout l'reste,
Soulève un peu mon cartable,
L'est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d'indispensable
Théorèmes de Pythagore !

Si j'dois avaler tout ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

L'essentiel à nous apprendre
C'est l'amour des livres qui fait
Qu'tu peux voyager d'ta chambre
Autour de l'humanité,
C'est l'amour de ton prochain,
Même si c'est un beau salaud,
La haine ça n'apporte rien,
Pis elle viendra bien assez tôt

Si on nous apprend pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Quand j's'rais grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !

Si l'école permet pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots!

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

LE SIROP DE LA RUE

La boule à zéro
Et la morve au nez
On n'était pas beau
Mais on s'en foutait
Le mercurochrome
Sur nos genoux pointus
C'était nos diplômes
D'l'école de la rue
Le seul vrai enfer
Qu'on avait sur terre
Il était dans l'ciel
De nos pauvres marelles
On avait dix ans
Pis on ignorait
Qu'un jour on s'rait grands
Pis qu'on mourirait

L'eau des caniveaux
Nous f'sait des rivières
Où tous nos bateaux
Naviguaient pépère
Aujourd'hui les moineaux
Evitez d'tomber
Le nez dans l'ruisseau
La gueule sur l'pavé
A moins d'pas trop craindre
Les capotes usées
Et les vieilles seringues
Et les rats crevés

L'été sur les plages
C'tait l'débarquement
J'tais les GI's
T'étais les Allemands
Pistolet à flèches
Carabine en bois
Et ma canne à pêche
C'tait un bazooka
Dans les vieux blockhaus
On f'sait notre Q.G.
C'était bien craignoss'
Qu'est-c'que ça chlinguait
Les filles v'naient jamais
Parc'qu'elles craignaient qu'on
Veuille les tripoter
Elles avaient raison

Quand tu ramassais
Un gros coquillage
Eh ben t'entendais
La mer, l'vent du large
Aujourd'hui t'as qu'une
Symphonie d'4x4
Qui vont dans les dunes
Comme a Ouarzazate
Le son des tocards
Réchappés hélas
Du Paris-Dakar
Du rallye d'l'Atlas

On était inscrits
Pour tout l'moi d'juillet
A des cours de gym
Et au club Mickey
En c'temps là Disney
Faisait pas les poches
Ni les porte-monnaie
A des millions d'mioches
C'était l'Figaro
Qui organisaient
L'concours de châteaux
De sable que j'gagnais
Aujourd'hui c'journal
Est l'ami des enfants
Au Front National
Et au Vatican

Quand t'allais t'baquer
Tu t'buvais peinard
Un tasse d'eau salée
Pas une marée noire
Creusant l'sable blond
Tu ram'nais des coques
Pas des champignons
Ni des gonocoques
Dans les bouteilles vides
Y avait de messages
Pas des pesticides
D'un dernier naufrage

L'jour où j'mourirais
Puisque c'est écrit
Qu'après l'enfance c'est
Quasiment fini
Devant l'autr'charlot
J'espère arriver
La boule à zéro
Et la morve au nez
Du mercurochrome
Sur mes genoux pointus
Qu'y connaisse l'arôme
Du sirop d'la rue

Lui qu'a eu tant d'mômes
Et qui les a perdus

JE SUIS UN VOYOU

Ci-gît au fond de mon c½ur une histoire ancienne
Un fantôme, un souvenir d'une que j'aimais
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c'est à jamais

J'ai perdu la tramontane
En trouvant Margot
Princesse vêtue de laine
Déesse en sabots
Si les fleurs, le long des routes
S'mettaient à marcher
C'est à la Margot, sans doute
Qu'ell's feraient songer
J'lui ai dit: "De la Madone
Tu es le portrait !"
Le Bon Dieu me le pardonne
C'était un peu vrai

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux
Alors j'ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell' m'a dit, d'un ton sévère
"Qu'est-ce que tu fais là ?"
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
J'lui ai dit: " Par la Madone
Reste auprès de moi ! "
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C'était une fille sage
A " bouch', que veux-tu ?"
J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell' m'a dit d'un ton sévère
" Qu'est-ce que tu fais là ? "
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
Puis, j'ai déchiré sa robe
Sans l'avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n'y tenais plus !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J'ai perdu la tramontane
En perdant Margot
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l'heure
A l'heure qu'il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait
Et, moi, j'ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J'étais amoureux !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

LE GORILLE

C'est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on ;
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que rigoureusement ma mère
M'a défendu d'nommer ici.
Gare au gorille !

Tout à coup, la prison bien close,
Où vivait le bel animal,
S'ouvre on n'sait pourquoi (je suppose
Qu'on avait dû la fermer mal) ;
Le singe, en sortant de sa cage,
Dit : " C'est aujourd'hui que j'le perds ! "
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j'espère !
Gare au gorille !

L'patron de la ménagerie
Criait éperdu : " Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon ! "
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter d'la chance
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille

Celles-là même qui naguère
Le couvaient d'un ½il décidé
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées ;
D'autant plus vaine était leur crainte
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !

Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vieille décrépite
Et un jeune juge en bois brut.
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !

" Bah ! soupirait la centenaire,
Qu'on pût encore me désirer
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré ! "
Le juge pensait, impassible
" Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible... "
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !

Supposez qu'un de vous puisse être
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatre jours m'échoie
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui fera l'objet de mon choix !
Gare au gorille !

Mais par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille
Comme aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis !
Gare au gorille

La suite serait délectable,
Malheureusement je ne peux
Pas la dire et c'est regrettable,
Ca nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : " Maman ! ", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel le jour même
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 12:10

Biographie illustrée...

Biographie illustrée...
Cette année 96 est aussi marquée par une grande tournée qui se termine par l'Olympia à Paris pendant une semaine en décembre. Le succès est toujours présent.
Et le revoila en 2002 à bientôt 50 ans sur les routes du succés avec son ''Boucan d'Enfer'' et les deux singles ''Dr Renaud, Mister Renard'' et son duo avec Axelle Red s'écoute sur toutes les ondes...

BOUCAN D'ENFER

On reconnait le bonheur paraît-il
Au bruit qu'il fait quand il s'en va
C'était pas l' dernier des imbéciles
Celui qu'a dit ça
Le mien s'en est allé hier
Après vingt berges de sous mon toit

Ca a fait un boucan d'enfer
Je ne supporte pas
Ca fait croire un peu qu' les proverbes
Disent pas toujours n'importe quoi
Adieu l'amour, bonjour la merde
Qui tombe sur moi

C'était pas un petit bonheur pépère
D'épicerie ou de bar tabac
C'était un bonheur grand comme la terre
Même plus grand que ça
Grand comme tous les volcans d'Auvergne
Comme un palais de Maharaja
Comme le trésor dans la caverne d'Ali-Baba

P't'être qu'il était devenu fragile
P't'être qu'il était trop grand pour moi
Peu importe, toujours est-il
Je l'voyais pas

Mon amour a claqué la porte
Mais j'étais pas du bon côté
Là, pareil à une feuille morte
Sur le pavé

J'ai beau chercher auprès des potes
Le réconfort de l'amitié
Les pauvres, z'en auront plein les bottes
De m'voir pleurer
Parce que dans ces cas là mon pote
Tu te fous de la dignité
Quand tu sais que tes amours sont mortes
A tout jamais

On reconnait le bonheur parait-il
Au bruit qu'il fait quand il s'en va
C'était pas le dernier des imbéciles
Celui qu'a dit ça

Le bonheur s'est cru devoir partir
Après vingt berges de sous mon toit
Je n'ai plus qu'une envie, c'est mourir
Mais ça s'fait pas

Mon coeur ressemble à Tchernobyl
Et ma vie à Hiroshima
J'ai plus qu'une envie, c'est mourir
Ben ça viendra
J'ai plus qu'une envie, c'est mourir
Ben ça viendra.

DOCTEUR RENAUD, MISTER RENARD

Comme y'a eu Gainsbourg et Gainsbarre
Y'a le Renaud et le Renard,
Le Renaud ne boit que de l'eau
Le Renard carbure au Ricard,
Un côté blanc, un côté noir
Personne n'est tout moche ou tout beau,
Moitié ange et moitié salaud
Et c'est ce que nous allons voir.

Docteur Renaud, Mister Renard

Renard est un sacré soiffard
Renaud est sobre comme un moineau,
Quand Renaud rejoint son plumard
Renard s'écroule dans l'caniveau
Renaud se méfie des pétards
Et du chichon qui rend idiot
Renard se les roule peinard
Pour s'exploser le ciboulot

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud s'efforce, c'est son boulot
D'écrire de jolies histoires
Pour séduire les gens, les marmots
Pour amuser pour émouvoir
A la pointe de son stylo
Le Renard n'a que des gros mots
La parano et le cafard
N'lui inspirent que des idées noires

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud souffre de tous les maux
Qui accablent ce monde barbare
Il porte les croix sur son dos
Des injustices les plus notoires
Renard désabusé, se marre
Se contrefout de ce bazar
Le monde peut crever bientôt
Renard s'en réjouirait plutôt

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud a choisi la guitare
Et la poésie et les mots
Comme des armes un peu dérisoires
Pour fustiger tous les blaireaux
Renard, c'est son côté anar
Crache sur tous les idéaux
Se moque du tiers comme du quart
Des engagements les plus beaux

Docteur Renaud, Mister Renard

Renaud mérite les bravos
Car en amour et c'est sa gloire
Il est tendre comme un agneau
Pour une seule et même histoire
Renard se frotte à toutes les peaux
A que des aventures d'un soir
Avec des canons, des cageots
Renard s'rait-il un brin vicelard ?

Docteur Renaud, Mister Renard

C'est à cause du désespoir
Qui tombe à 50 ans bientôt
Que le Renard, tôt ou tard
Prendra le dessus sur Renaud
Aujourd'hui son amour se barre
Son bel amour, son Domino
Elle quitte le vilain Renard
Mais aimera toujours Renaud

Docteur Renaud, Mister Renard.

MANHATTAN KABOUL

Petit Portoricain, bien intégré quasiment New-yorkais
Dans mon building tout de verre et d'acier,
Je prends mon job, un rail de coke, un café,

Petite fille Afghane, de l'autre côté de la terre,
Jamais entendu parler de Manhattan,
Mon quotidien c'est la misère et la guerre

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l'autel, de la violence éternelle

Un 747, s'est explosé dans mes fenêtres,
Mon ciel si bleu est devenu orage,
Lorsque les bombes ont rasé mon village

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l'autel, de la violence éternelle

So long, adieu mon rêve américain,
Moi, plus jamais esclave des chiens
Vite imposé l'islam des tyrans
Ceux là ont-ils jamais lu le coran ?

Suis redev'nu poussière,
Je s'rai pas maître de l'univers,
Ce pays que j'aimais tellement serait-il
Finalement colosse aux pieds d'argile ?

Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
Font toujours de nous de la chair à canon

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l'autel, de la violence éternelle

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l'autel, de la violence éternelle.

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 12:19

Biographie illustrée...(Fin)

Biographie illustrée...(Fin)
Puis sort enfin "Rouge Sang", son dernier album, en 2006.

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 12:23

La tatouage...

La tatouage...
... voilà, je vais enfin me faire tatouer Renaud, depuis le temps que j'y pense, je peux vous dire que je saute partout, il me tarde vraiment, normalement si tout va bien je me le fais pour mes 17 ans, c-a-d le 13 décembre!!! Il me tarde vraiment trop, et merci mon amour d'avoir accepter que je me le fasse!!!
Voilà, dîtes moi ce que vous en pensez, mais le tatouage sera bien-sûr un peu plus grand !!!
JE T'AIME RENAUD
JE T'AIMERAI TOUTE MA VIE
!!!


Bon, voila, je ne me fais pas le tatouage, pour mon couple, parce que je n'ai pas envie qu'on s'éloigne, et puis mon homme m'a promis qu'il me fera des portraits de Renaud, donc voila, tanpis !!!
J'aurais quand même des trucs de Renaud, donc j'suis contente !!!

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 15:52

Modifié le mardi 07 août 2007 12:57

Les blogs vus par Renaud

Thomas : "J'ai cru comprendre que t'aimais pas trop les blogueurs ?"

Renaud : "C'est pas que j'aime pas trop, c'est que je suis halluciné... Aujourd'hui, grâce ou à cause d'Internet, n'importe quel internaute se prend un peu pour un avocat, un procureur, un Pierre Desproges, un Antoine de Caunes, un Alain Duhamel, analyste politique, chroniqueur..."

Thomas : "Mais c'est la liberté d'expression quand même !"

Renaud : "Bien sûr, c'est formidable, je trouve ça bien, mais c'est un peu envahissant, quoi ! J'ai tapé l'autre jour "Renaud bobo", j'ai eu 1 200 000 liens, et je suis tombé sur quelques blogs... Putain, je dérouille, hein ! Enfin yen a quelques uns élogieux aussi, mais j'ai jamais voulu plaire à tout le monde à travers mes chansons, et je suis ravi de voir que les éloges sont aussi touchantes et aussi chaleureuses que sont virulentes les critiques et les insultes..."

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 16:04

Modifié le jeudi 19 juillet 2007 04:02