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A la suite de la sortie du disque, Renaud se produit sur la scène de la Pizza du Marais pendant trois semaines. Il partage l'affiche avec un autre chanteur Yvan Dautin.
En 77, il joue tous les soirs une pièce de Martin Lamotte "Le Secret de Zonga" à Paris en même temps qu'il continue de chanter aux Blancs-Manteaux (ex-Pizza).

# Posté le samedi 07 juillet 2007 08:30

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En octobre, il sort son second album "Laisse béton". En 78, ce titre devient un tube et le révèle au très grand public. Le parler "verlan", sorte d'argot codé qui inverse les syllabes à l'intérieur d'un mot devient avec cette chanson, un phénomène de société. Sa notoriété grandissant, Renaud triomphe au festival du Printemps de Bourges en avril. Il est accompagné pour la première fois par un groupe de vrais musiciens, le groupe Oze.


LAISSE BETON

J'étais tranquille j'étais peinard
Accoudé au flipper
Le type est entré dans le bar
A commandé un jambon beurre
Et y s'est approché de moi
Et y m'a regardé comme ça:

"T'as des bottes
Mon pote
Elles me bottent
J'parie qu'c'est des santiags
Viens faire un tour dans l'terrain vague
J'vais t'apprendre un jeu rigolo
A grands coups de chaines de vélo
J'te fais tes bottes à la baston"

Moi j'lui dis: "laisse béton"

Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé une torgnolle
Y m'a filé une châtaigne
J'lui ai filé mes groles

J'étais tranquille j'étais pénard
Accoudé au comptoir
Le type est entré dans le bar
A commandé un café noir
Pis y m'a tapé sur l'épaule
Puis y m'a r'gardé d'un air drôle:

"T'as un blouson
Mecton
L'est pas bidon
Moi j'me les gèle sur mon scooter
Avec ça j's'rai un vrai rocker
Viens faire un tour dans la ruelle
J'te montrerai mon Opinel
J'te chourav'rai ton blouson"

Moi j'lui dis: "Laisse béton"

Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé un marron
Y m'a filé une châtaigne
J'ui ai filé mon blouson

J'étais tranquille j'étais pénard
Je réparais ma mobylette
Le type a surgi sur l'boul'vard
Sur sa grosse moto super chouette
S'est arrêté l'long du trottoir
Et m'a regardé d'un air bête:

"T'as l'même blue jean
Que James Dean
T'arrêtes ta frime
J'parie qu'c'est un vrai Lévis Strauss
Il est carrément pas craignos
Viens faire un tour derrière l'église
Histoire que je te dévalise
A grands coups de ceinturon"

Moi j'lui dis:"Laisse béton"

Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé une mandale
Y m'a filé une châteigne
J'lui ai filé mon futal

La morale de cette pauvre histoire
C'est qu'quand t'es tranquille et peinard
Faut pas trop traîner dans les bars
A moins d'être fringuer en costard
Quand à la fin d'une chanson
Tu t'retrouve à poil sans tes bottes
Faut avoir d'l'imagination
Pour trouver une chute rigolote.

# Posté le samedi 07 juillet 2007 08:31

Modifié le dimanche 08 juillet 2007 11:38

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Janvier 79 voit la sortie du troisième album du chanteur "Ma gonzesse". Sans doute plus tendre que les précédents, cet opus semble plus intimiste avec la chanson qui donne le titre à l'album mais aussi avec "Chanson pour Pierrot". En mars, il chante 5 jours, au Théâtre de la Ville de Paris, qui à cette occasion affiche complet. Renaud ressent un trac énorme lorsqu'il est sur scène mais instaure un dialogue avec le public, plein d'humour et de fantaisie.


MA GONZESSE

Malgré le blouson clouté,
Sur mes épaules de v'lours.
J'aim'rais bien parfois chanter,
Autre chose que la zone.
Un genre de chanson d'amour
Pour ma p'tite amazone.
Pour celle qui tous les jours
Partage mon cassoulet.

Ma gonzesse, celle que j'suis avec.
Ma princesse, celle que j'suis son mec.
Oh oh oh

Faut dire qu'elle mérite bien,
Qu'j'y consacre une chanson.
Vu que j'suis amoureux d'elle,
Un peu comme dans les films,
Ou y a tous pleins de violons
Quand le héros y meure.
Dans les bras d'une infirmière,
Qu'est très belle et qui pleure.

Et pis elle est balancée ,
Un peu comme un Mayol,
Tu sais bien les statues,
Du jardin des Tuileries.
Qui hiver comme été
Exhibent leur guibolles,
Et se gèlent le cul
Et le reste aussi.

Ma gonzesse, celle que j'suis avec.
Ma princesse, celle que j'suis son mec.
Oh oh oh

Pis faut dire qu'elle a les yeux,
Tell'ment qui sont beaux,
On dirait bien qu'ils sont bleus,
On dirait des calots.
Parfois quand elle me regarde,
J'imagine des tas de choses,
Que je réalise plus tard
Quand on se retrouve tout seul.

Si tu dis qu'elle est moche,
Tu y manques de respect,
Je t'allonge une avoine
Ce sera pas du cinoche.
Mais si tu dis qu'elle est belle,
Comme je suis très jaloux,
Je t'éclate la cervelle
Faut rien dire du tout.

De ma gonzesse, celle que j'suis avec.
Ma princesse, celle que j'suis son mec.
Oh oh oh

J'aimerais bien un c'est jour,
Y collé un marmot,
Ouais un vrai qui chiale et tout
Et qu'a tout le temps les crocs.
Elle aussi elle aimerais ça,
Mais c'est pas possible,
Son mari y veut pas
Y dis qu'on est trop jeune.

Ma gonzesse, celle que j'suis avec.
Ma princesse, celle que j'suis son mec.
Ma gonzesse, celle que j'suis avec.
Ma princesse, celle que j'suis son mec.
Celle que j'suis avec, ma princesse.

CHANSON POUR PIERROT

T'es pas né dans la rue
T'es pas né dans l' ruisseau
T'es pas un enfant perdu
Pas un enfant d' salaud,
Vu qu' t'es né dans ma tête
Et qu' tu vis dans ma peau
J'ai construit ta planète
Au fond de mon cerveau.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Depuis l' temps que j' te rêve,
Depuis l' temps que j' t'invente,
De pas te voir j'en crève
Et j' te sens dans mon ventre.
Le jour où tu ramène,
J'arrête de boire : promis,
Au moins toute une semaine,
Ce s'ra dur, mais tant pis.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Qu' tu sois fils de princesse,
Ou qu' tu sois fils de rien,
Tu s'ras fils de tendresse,
Tu s'ras pas pas orphelin.
Mais j' connais pas ta mère :
Je la cherche en vain.
Je connais qu' la misère
D'être tout seul sur le ch'min.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Dans un coin de ma tête
Y a déjà ton trousseau :
Un jean, une mobylette
Une paire de Santiago.
T'iras pas à l'école,
J' t'apprendrai les gros mots.
On jouera au football,
On ira au bistrot.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Tu t' lav'ras pas les pognes
Avant d' venir à table.
Et tu m' trait'ras d'ivrogne
Quand j' piquerai ton cartable.
J' t'apprendrai des chansons
Tu les trouveras débiles.
T'auras p't' être bien raison
Mais j' s'rai vexé quand même.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Allez viens mon Pierrot,
Tu s'ras l' chef de ma bande.
J' te r'filerai mon couteau,
J' t'apprendrai la truande.
Allez viens mon copain,
J' t'ai trouvé une maman :
Tous les trois ça s'ra bien
Allez viens, je t'attends.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 10:05

Modifié le dimanche 08 juillet 2007 10:17

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L'année 80 est marquée par la sortie d'un 33 tours "Marche à l'ombre". Il renferme des titres devenus aussi célèbres que "Dans mon HLM" ou "Les aventures de Gérard Lambert".


MARCHE A L'OMBRE

Quand l'baba cool cradoque
Est sorti d'son bus VolksWagen
Qu'il avait garé comme une loque
Devant mon rad'
J'ai dit à Bob qu'était au flipp' :
"Viens voir le mariole qui s'ramène
Vise la dégaine
Quelle rigolade !
Patchoulis pataugas
Le Guide du Routard dans la poche
Haré Krishna à mort
Cheveux au henné
Oreilles percées
Tu vas voir qu'à tous les coups
Y va nous taper cent balles
Pour s'barrer à Katmandou
Ou au Népal !"
Avant qu'il ait pu dire un mot
J'ai chopé l'mec par l'paletot

Et j'ui ai dit : "Toi tu m'fous les glandes
Pis t'as rien à foutre dans mon monde
Arrache-toi d'là t'es pas d'ma bande
Casse-toi tu pues, et marche à l'ombre !"

Une p'tite bourgeoise bécheuse
Maquillée comme un carré d'as
A débarqué dans mon gastos
Un peu plus tard
J'ai dit à Bob qu'était au flipp' :
"Reluque la tronche à la pouffiasse
Vise la culasse
Et les nibards !
Collants léopards homologués chez SPA
Monoï et Shalimar
Futal en skaï comme Travolta
Qu'est-ce qu'elle vient nous frimer la tête ?
Non mais è s'croit au Palace
J'peux pas saquer les starlettes
Ni les blondasses !"
Avant qu'elle ait bu son cognac
J'l'ai chopée par le colback

Et j'ui ai dit : "Toi tu m'fous les glandes
Pis t'as rien à foutre dans mon monde
Arrache-toi d'là t'es pas d'ma bande
Casse-toi tu pues, et marche à l'ombre !

Un p'tit Rocky barjot
Le genre qui s'est gouré d'trottoir
Est v'nu jouer les Marlon Brando
Dans mon saloon
J'ai dit à Bob qu'avait fait tilt :
"Arrête j'ai peur c't'un blouson noir
J'veux pas d'histoires
Avec ce clown !
Derrière ses pauvr' Rayban
J'vois pas ses yeux
Et ça m'énerve
Si ça s'trouve y m'regarde
Faut qu'il arrête sinon j'le crève
Non mais qu'est-ce que c'est qu'ce mec
Qui vient user mon comptoir ?
L'a qu'à r'tourner chez les Grecs
Se faire voir !"
Avant qu'il ait bu son viandox
J'l'ai chopé contre l'juke-box

Et j'ui ai dit : "Toi tu m'fous les glandes
Pis t'as rien à foutre dans mon monde
Arrache-toi d'là t'es pas d'ma bande
Casse-toi tu pues, et marche à l'ombre !"

Pis j'me suis fait un punk
Qu'avait pas oublié d'être moche
Et un intellectuel en Loden genre Nouvel Obs'
Quand Bob a massacré l'flipper
On n'avait plus une thune en poche
J'ai réfléchis,
Et j'me suis dit :
"C'est vrai que j'suis épais
Comme un sandwich SNCF
Et que d'main j'peux tomber
Sur un balaise qui m'casse la tête
Si ce mec-là me fait la peau
Et que j'crève la gueule sur l'comptoir
Si la mort me paye l'apéro
D'un air vicelard
Avant qu'elle m'emmène voir là-haut
Si y a du monde dans les bistrots

J'ui dirai : "Toi tu m'fous les glandes
Pis t'as rien à foutre dans mon monde
Arrache-toi d'là t'es pas d'ma bande
Casse-toi tu pues, et marche à l'ombre !

Casse-toi tu pues
Et marche à l'ombre !
Casse-toi tu pues
Et marche à l'ombre !"

DANS MON HLM

Au rez-d'-chaussée, dans mon HLM
Y a une espèce de barbouze
Qui surveille les entrées,
Qui tire sur tout c' qui bouge,
Surtout si c'est bronzé,
Passe ses nuits dans les caves
Avec son Beretta,
Traque les mômes qui chouravent
Le pinard aux bourgeois.
Y s' recrée l'Indochine
Dans sa p'tite vie d' peigne cul.
Sa femme sort pas d' la cuisine,
Sinon y cogne dessus.
Il est tellement givré
Que même dans la Légion
Z'ont fini par le j'ter,
C'est vous dire s'il est con!

Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

Au premier, dans mon HLM,
Y a l' jeune cadre dynamique,
Costard en alpaga,
C'ui qu'a payé vingt briques
Son deux pièces plus loggia.
Il en a chié vingt ans
Pour en arriver là,
Maintenant il est content
Mais y parle de s' casser.
Toute façon, y peut pas,
Y lui reste à payer
Le lave vaisselle, la télé,
Et la sciure pour ses chats,
Parc' que naturellement
C' bon contribuable centriste,
Il aime pas les enfants,
C'est vous dire s'il est triste!

Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

Au deuxième, dans mon HLM,
Y a une bande d'allumés
Qui vivent à six ou huit
Dans soixante mètres carrés,
Y a tout l' temps d' la musique.
Des anciens d' soixante-huit,
Y'en a un qu'est chômeur
Y'en a un qu'est instit',
Y'en a une, c'est ma s½ur.
Y vivent comme ça, relax
Y a des mat'lats par terre,
Les voisins sont furax;
Y font un boucan d'enfer,
Y payent jamais leur loyer,
Quand les huissiers déboulent
Y écrivent à Libé,
C'est vous dire s'ils sont cools!

Putain, c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

Au troisième, dans mon HLM;
Y a l'espèce de connasse,
Celle qui bosse dans la pub',
L'hiver à Avoriaz,
Le mois d' juillet au Club.
Comme toutes les décolorées,
Elle a sa Mini-Cooper,
Elle allume tout l' quartier
Quand elle sort son cocker.
Aux manifs de gonzesses,
Elle est au premier rang,
Mais elle veut pas d'enfants
Parc' que ça fait vieillir,
Ça ramollit les fesses
Et pi ça fout des rides,
Elle l'a lu dans l'Express,
C'est vous dire si elle lit!

Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

Au quatrième, dans mon HLM,
Y a celui qu' les voisins
Appellent " le communiste ",
Même qu'ça lui plaît pas bien,
Y dit qu'il est trotskiste!
J'ai jamais bien pigé
La différence profonde,
Y pourrait m'expliquer
Mais ça prendrait des plombes.
Depuis sa pétition,
Y a trois ans pour l' Chili,
Tout l'immeuble le soupçonne
A chaque nouveau graffiti,
N'empêche que " Mort aux cons "
Dans la cage d'escalier,
C'est moi qui l'ai marqué,
C'est vous dire si j'ai raison!

Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

Pi y a aussi, dans mon HLM,
Un nouveau romantique,
Un ancien combattant,
Un loubard, et un flic
Qui s' balade en survêtement
Y fait chaque jour son jogging
Avec son berger all'mand,
De la cave au parking,
C'est vachement enrichissant.
Quand j'en ai marre d' ces braves gens
J' fais un saut au huitième
Pour construire un moment
'vec ma copine Germaine,
Un monde rempli d'enfants.
Et quand l' jour se lève
On s' quitte en y croyant,
C'est vous dire si on rêve!

Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

LES AVENTURES DE GERARD LAMBERT

Quatorze Avril 77
Dans la banlieue où qui fait nuit
La petite route est déserte
Gérard Lambert rentre chez lui
Dans le lointain les mobylettes poussent des cris...
Ça y' est j'ai planté le décor
Créé l' climat de ma chanson
Ça sent la peur ça pue la mort
j'aime bien c' t' ambiance pas vous? ah bon...
Voici l'histoire proprement dite
voici l'intrigue de ma chanson
Gérard Lambert roule très vite
Le vent s'engouffre dans son blouson
Dans le lointain les bourgeois dorment comme des cons
Lorsque soudain survient le drame
Juste à la sortie d'un virage
Y a plus d'essence dans la bécane
Gérard Lambert est fou de rage!

T'aurais pas dû Gérard Lambert
Aller ce soir là à Rungis
T'aurais dû rester chez ta mère
Comme un bon fils

Il met sa mob sur la béquille
s'assied par terre et réfléchit:
Dans cette banlieue de bidonvilles
Y a pas un pompe ouverte la nuit!
Dans le lointain y a une sirène qui s'évanouit...
Qu'est ce que j' vais faire bordel de dieu?
J' vais quand même pas rentrer à pied!
Plus y s'angoisse moins ça va mieux
Quand soudain lui surgit une idée:
J' vais siphonner un litre ou deux
Dans l' réservoir de cette bagnole
Et pis après j'y crève les pneus
Comme ça gratuitement par plaisir
Faut bien que j' me défoule un peu
J' suis énervé...
Une fois son forfait accompli
Gérard Lambert va repartir
La mobylette veut rien savoir
C'est le bon Dieu qui l'a puni!

T'aurais pas dû Gérard Lambert
Aller ce soir là à Rungis
T'aurais dû rester chez ta mère
Comme un bon fils

Alors pendant une demi heure
Dans son moteur il tripatouille
Il est crevé il est en sueur
Il a du cambouis jusqu'aux couilles
Dans le lointain le jour se lève
Comme d'habitude
A c' moment là un mec arrive
Un p'tit loubard aux cheveux blonds
Et qui lui dit comme dans les livres:
" S'te plaît dessine moi un mouton
Une femme à poil ou un calibre
Un cran d'arrêt une mobylette
Tout c' que tu veux mon pote t'es libre
Mais dessine moi quequ' chose de chouette!
Dans le lointain y' s' passe plus rien
Du moins il me semble...

Alors d'un coup d' clé à molette
Bien placé entre les deux yeux
Gérard Lambert éclate la tête
Du Petit Prince de mes deux!
Faut pas gonfler Gérard Lambert
Quand y répare sa mobylette
C'est la morale de ma chanson
Moi j' la trouve chouette
Pas vous ? ah bon...

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 10:35

Biographie illustrée...

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Il se produit ensuite un mois entier à Bobino en mars 80 pour répondre à l'attente de ses nouveaux aficionados. Cela donne lieu à l'enregistrement du spectacle sorti en deux disques : le double 33 tours "Live à Bobino" et aussi "Le p'tit bal du Samedi soir" où il reprend les chansons réalistes qu'il chantait à ses débuts.

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 10:38